AU JOUR
"Sustine et Abstine"
| Je ne doute pas. Non. C'est certain, les études que je fait me plaisent et je ne saurais certainement plus m'y retrouver ailleurs. Et pourtant Pourtant parfois, c'est comme une impression étrange. Entre la distance excessive qui sépare de la fin établissant une notion de naïveté servile de part tout ce qui reste à apprendre et la rapidité avec laquelle, plongé dans un monde presque irréel, on se retrouve noyé dans ce microcosme peuplé de gens tordus, déformés, mais déjà prêts à vous donner une place au sein d'une grande famille dont on ne se sait pas né. Ou alors si, peut-être. Peut-être que c'est de cette expérience qu'on nait. De ces couloirs que l'on parcours, de ces histoires que l'on entends, de ces visages que l'on croise, de la plainte sourde omniprésente qui nait de la souffrance et de la peur, de la confiance tacite et de l'espoir, du respect et de la soumission, de la dureté, de cette intimité secrète et sacrée que chacun porte en soit sur son propre corps et sa propre santé et qu'on nous donne en partage avec un naturel déconcertant. Un univers bâtard de gens à double tranchant, coupés entre leur propre reflet dans l'autre et cette place si rassurante, bien à l'abri. Un peu comme cette phrase qui dit qu'il vaux mieux garder ses ennemis encore plus proche que ses amis. Uniquement unis dans ce savoir de l'autre. Peut-être est-ce juste cette facilité toute spontanée avec laquelle on ouvre pour moi cette porte, comme si j'étais témoin silencieux de chose dont je ne devrais pas, insolite, unique, privée. Et je pris silencieusement que mon esprit ne s'altère pas. Et je suis curieuse de savoir si quelqu'un d'autre la ressent cette balance étonnante qui fait toute l'originalité de ces études pourvoyeuses de gens cassés, érodés et tordus. |
| Parfois j'ai une impression étrange de réflexion multidimensionnelle, mais quand j'essaie de fixer cette impression en idée soudainement tout se réduit à un seul espace étrangement plat. Et finalement, je me sens surtout frustré d'avoir une idée aussi brillamment grandiose et de ne même pas savoir ce que c'est. |
| Et je pleurs à regret mes trop sombre années, et perdues à jamais et semblables à une ombre, a couvert de clarté écartelées dans l'onde, profondes en volupté mais glaciales en épars.
Dans un coin, hier soir, quelqu'un à pris ma main. D'un sourire éclatant éclaboussant le noir, d'une ultime arrogance revenue de l'histoire.
Et ton rire résonne encore de mes espoirs. |
| « Dire que j'ai gâché des années de ma vie, que j'ai voulu mourir, que j'ai eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n'était pas mon genre. » |
| Apprendre à accepter : Qu'on est différent et qu'on ne peut rien faire pour changer ça. Qu'aucune preuve ne confirmera ou n'infirmera jamais rien. Parce que pour un mot, mille significations, mille sens, mille sensations... et seul le temps décante les petites choses des grandes, les importantes des futiles, le vrai du faux, le paraître du réel. Et vivre sa vie, comme on la veut, là où on la veut. Et donner ce qu'on aime à donner comme on le veut, sans regret, avec pour seule satisfaction certaine que celle d'être à la hauteur de soi-même. Et l'aimer comme on l'aime, de là où l'aime. Accepter de lui tendre la main sans savoir et sans craindre qu'elle ne la prenne jamais. Parce que l'amour se suffit à lui-même... parce que je l'aime et que c'est assez. Se souvenir que se faire mal est inévitable, que c'est être vivant. Attendre et laisser faire. Et croire, croire encore... avoir confiance en elle, en lui. Avoir confiance en moi. |
| Que fais tu aujourd'hui ? qui seras-tu demain ? Le jour passe et s'éloigne, comme ma certitude redevient ignorance. J'ai était ton amis, et je ne suis plus rien. Qui vois-tu aujourd'hui? qui croiseras-tu demain? On osait tout se dire, mais je ne sais plus rien. Penses-tu encore à moi? A moi qui pense à toi comme on pense aux regrets, à moi qui pense à toi sans trop savoir pourquoi. Ce qu'on a fait, ce qu'on a partager. Ce que je t'ai dis... ce que tu m'as dis. Et mes regrets aussi... Ces choses comme un secret que j'emploie à garder... comme un trésors de cités englouties... comme les tristes vestiges de l'amitié passé. |
| Cette fanfiction m'a pris un temps fou à écrire. Peut-être parce que j'ai eu beaucoup de mal à trouver ce que je voulais vraiment dire et comme je voulais le dire. Le résultat me plait assez, et puis bon c'est pas vraiment comme une première version vu le temps qu'il m'a fallut pour y mettre un point final. La fin est un peu précipitée, et je retravaillerais peut-être l'ensemble à l'occasion. C'est inspiré d'X-men, c'est bien entendu du L/R shipper. Il n'y a pas vraiment de période, ou de moment précis et ça ne s'inscrit pas à proprement parler dans l'histoire. Je dirais que c'est plutôt une vignette sur une idée que je trouvais possible à adapter sur les deux personnages. Je ne saurais pas dire si c'est plutôt venant du film ou du comic... je crois que de toute façon ça n'a pas vraiment d'importance. |
| Et soudainement je me sens comme ce gamin devant son château de légo : Hier encore, si fier de sa grandeur, de sa complexité, de sa prétention, mais soudainement bien fatigué et surtout terriblement lassé, qui se rend compte que finalement il aurait préféré une toute petite maison, toute simple et sans prétention, et qui comprend que maintenant il va devoir tout démonter, pièce par pièce, morceau par morceau, tout ranger, tout arranger... espérant qu'enfin tout sera à sa place... Paisiblement. |
| La rame du métro tremble, ton écouteur glisse sur l'épaule. Je souris. Ca ne m'amuse pas tellement mais je souris quand même et dans le fond je trouve ça bien ironique. Moi qui pensais me pointer tranquillement au cinéma, peut-être choper la séance de 18h... ou juste me rabattre sur celle de 20h. Moi qui ne pensais tellement pas à toi... juste à aller au cinéma. Mais non, au lieu de ça me voilà confrontée à cette espèce de nombrilisme qui te caractérise tellement, à cette certitude que je suis là juste pour te suivre... comme si je ne pouvais pas vouloir faire les choses sans toi. Et c'est un peu étrange cette impression subite. Mon cul entre deux chaises : cette envie de ne pas rester là parce que tu m'ennuis et que tu m'agaces, et puis cette autre envie de tirer ton raisonnement insolent et arrogant jusqu'au bout... alors je souris. C'était simple pourtant : moi ici, toi ici... sans raison d'aller au même endroit, de suivre le même chemin, de passer la même soirée. Mais peut-être que dans le fond c'était encore plus simple de penser que j'avais tout compris, tout manigancé, tout réfléchi. Que je savais où tu allais, ce que tu voulais faire et même ce que tu voulais voir. Que je couvais l'espoir idiot de m'incruster dans une soirée à laquelle je n'avais pas été invité et surtout à laquelle je n'étais visiblement pas désirée. Et je ris parce que je trouve ça idiot... et parce que ça me blesse aussi un peu qu'à aucun moment tu ai envisagé que ça pouvait tout simplement être un hasard... |
| En attendant que je nettois le script et que je fasse le ménage dans les archives d'azeltoth... |